Ringcold News

Les ressources fossiles ne sont pas inépuisables, tout le monde en est conscient. Depuis la promulgation en 2015 de la loi relative à la transition énergique, les acteurs de ce secteur mettent en œuvre de nouveaux outils afin de verdir au maximum la production d’électricité.

Verdir son électricité, ça veut dire quoi ?

Les préoccupations d’ordre environnemental sont devenues prioritaires, tant au niveau individuel qu’à une plus grande échelle puisque des mesures gouvernementales existent depuis plusieurs années. Ainsi, avec la loi sur la transition énergétique, c’est une façon de repenser l’électrique qui se fait jour.

L’objectif est ainsi de réduire la consommation d’énergies fossiles de 30 % d’ici 2030. Pour ce faire, on s’oriente vers un développement massif des énergies renouvelables. Au niveau des consommateurs, l’enjeu est de participer à cette transition en optant pour des fournisseurs qui s’engagent à respecter l’origine de l’électricité qu’ils vendent.

Concrètement, si vous choisissez un fournisseur vert, il achète l’électricité à des producteurs d’énergies renouvelables. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) veille depuis sa création en 1991 au respect de ces mesures. Ce point est important car la loi Transition énergétique prévoit que, d’ici 2030, 40 % de la consommation provienne de ces énergies.

Comment faire ?

Pour verdir son électricité, il est indispensable de choisir un fournisseur transparent. En effet, au-delà des mots et de la bonne image qu’il se donne, seule compte la part qu’il reverse effectivement au producteur d’énergies renouvelables.

Une offre réellement « verte » consiste donc à consommer l’énergie produite selon des modes type éoliennes. Le producteur est alors supposé percevoir la majeure partie de l’argent que le fournisseur facture. Il existe d’ailleurs des classements de fournisseurs, tel que celui réalisé par Greenpeace France. Y figure la liste de tous les fournisseurs et la part qu’il reverse vraiment dans la production d’électricité 100 % d’origine renouvelable.

Le but des consommateurs est en effet de financer par leur facture des énergies sans émissions de gaz à effets de serre. De nombreuses entreprises font aujourd’hui le choix de participer au mix énergétique en se dotant par exemple de panneaux solaires qui participent au développement du parc vert.

Exemples d’électricité verte

Les énergies renouvelables offrent déjà de nombreux points d’alimentation sur l’ensemble du territoire français. Les panneaux solaires font partie de la filière thermique et représentent plus de 70 % du solaire produit à l’échelle planétaire. Une fois installés, ils fournissent notamment l’eau chaude sanitaire alimentant des radiateurs à eau.

Le solaire est également utilisé avec la mise en place de d’équipements photovoltaïques. L’intérêt de ce type d’énergie est d’apporter l’intégralité de l’électricité qui alimente tous les appareils d’une maison.

De plus, les particuliers bénéficiant de cette autoconsommation peuvent aussi revendre le surplus d’électricité produit. À un niveau plus vaste, ce sont également de grandes entreprises qui sont à l’origine de l’implantation d’immenses parcs photovoltaïques qui alimentent par ce biais des milliers de foyers.

En parallèle du solaire, emblématique des énergies renouvelables, on trouve les éoliennes dont l’implantation se multiplie. Installées sur terre ou en mer, elles produisent en effet de l’électricité verte largement privilégiée aujourd’hui. Autre exemple d’une production respectueuse au maximum de l’environnement, la géothermie est très utilisée depuis les années 80. L’implantation de ce type d’énergie est d’ailleurs actuellement en pleine expansion.

Le Grenelle de l’environnement mise d’ailleurs sur un accroissement de l’énergie thermique et électrique issue de la biomasse. Enfin, on trouve également parmi ces énergies renouvelables la présence de l’hydraulique qui assure, lui aussi, une part de l’alimentation en électricité.